Pour l’affirmation du droit aux études supérieures pour les titulaires du baccalauréat

Parcoursup
vendredi 25 mai 2018
par  SUD Education 63

Une politique à l’égard de la poursuite d’études au-delà du baccalauréat peut suivre deux voies radicalement opposées : soit l’organiser comme service public dans un cadre national et de la manière la plus égalitaire possible de façon à réduire la sélection sociale ; soit livrer la formation aux pouvoirs régionaux et économiques dans des universités autonomes et mettre les étudiant.es en concurrence dans des parcours individualisés. Le gouvernement a choisi la deuxième option.

Le gouvernement Macron prend comme alibi l’échec patent du système en vigueur les années passées pour imposer l’ensemble de son « plan étudiants ». Il met en avant l’iniquité des tirages au sort dont on été victimes 3000 étudiant.à la rentrée 2017 pour généraliser le tri des bacheliers selon un système de mise en relation entre les résultats scolaires des bacheliers et les « attendus » des universités. Ces « attendus » qu’ont refusé nombre d’enseignants du supérieur c’est le nouveau nom de la sélection sociale à l’entrée à l’université.
Dans toutes les villes de France des milliers d’étudiants, de lycéens et de personnels des lycées et de l’université le disent sur tous les tons depuis des mois. Comme seule réponse à leurs mobilisations, ils ont l’entêtement du gouvernement et la violence policière.
Le système APB avait failli Parcoursup devait tout régler.
Parcoursup : les premières remontées montrent une nette inégalité entre lycées
Le projet mégalomaniaque de classer toute une classe d’âge en notant les élèves jusqu’à 7 décimales n’est rien d’autre que la généralisation du tirage au sort qui était jusque là restreint à une infime minorité (moins d’1 % l’an dernier). Il y a tellement de critères qui entrent en compte qu’il s’agit là d’une gigantesque loterie. C’est de surcroît une entreprise délétère à 4 semaines du baccalauréat, puisque les élèves sont invité-e-s à prendre connaissance de leur rang de classement, qui ne fait qu’engendrer le découragement, la démobilisation, la perte de confiance en soi voire le décrochage.
Heureusement, le gouvernement a trouvé un critère infaillible : sélectionner sur la base du lycée d’origine. L’entreprise de tri social dénoncée par SUD éducation depuis des mois est indéniable : les élèves venant des voies professionnelle, technologique et/ou dont l’établissement d’origine est situé dans certains quartiers populaires sont discriminé-e-s.
Ainsi, les remontées récoltées par la fédération SUD éducation via le formulaire mis à disposition des enseignant-e-s et lycéen-ne-s permet d’établir sur les 150 premières classes de terminale que :
61 % des élèves n’ont aucune réponse positive en filière technologique
65 % des élèves n’ont aucune réponse positive en filière professionnelle. Au lycée Jean Renoir de Bondy on trouve même une classe de terminale technologique dans laquelle 100 % des élèves n’ont aucune réponse positive !
Sur les élèves ayant reçu au moins une réponse positive, plusieurs ont obtenu des… formations à distance !

SUD éducation a réclamé auprès du ministère la publication des résultats détaillés par académie et par lycée du 1er tour de Parcoursup.
La loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) met en place la sélection à l’entrée de l’université au moment même où le gouvernement prévoit la fermeture des Centres d’Information et d’Orientation. La fermeture des CIO priverait les élèves et leurs familles d’un accueil de proximité y compris pendant les vacances scolaires, lorsque les établissements scolaires sont fermés. Elle signifierait la disparition du service public d’orientation de l’Éducation nationale et l’ouverture d’un marché aux officines privées et start-up en tous genres.
SUD éducation revendique :
L’abrogation de la loi ORE
La création des places nécessaires pour l’accueil de toutes et tous les étudiant-e-s dans la filière de leur choix. Il faut un investissement de 3 milliards par an pendant 10 ans dans l’enseignement supérieur et la recherche .
La création des postes d’enseignants et d’administratifs nécessaires
La titularisation des personnels précaires de l’enseignement supérieure
Le maintien du baccalauréat comme diplôme national ouvrant droit aux études supérieures
La réinstallation d’un véritable service public de l’orientation au plus près des besoins des élèves.

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