MIGRANT-E-S place du 1er mai à Clermont Ferrand

Communiqué CLERMONT FAIT MONDE du 12 octobre 2018
vendredi 12 octobre 2018
par  SUD Education 63

Nouveau rassemblement pour faire respecter le droit au logement de ces personne
LUNDI 15 octobre à 18h30 devant la préfecture du Puy-de-Dôme.

Voilà 6 semaines que près de 300 exilé.e.s dont 80 enfants sont contraints de dormir sous tentes sur le campement d’ (in)fortune place du 1er mai à Clermont-Ferrand. Nous ne pouvons que dénoncer une nouvelle fois l’inconséquence et l’irresponsabilité des pouvoirs publics, qui après avoir laissé la situation pourrir, cherchent maintenant à « vider » la place en faisant preuve d’une légèreté et d’un amateurisme grave.

Alors que la vulnérabilité de ces personnes et de ces enfants incombe à l’état et aux pouvoirs publics de leur permettre l’accès à des logements dignes et pérennes, ces derniers envisagent une mise à l’abri collective dans des lieux inadaptés comme des gymnases. Si des familles sont orientées en CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile), la plupart vont se retrouver placés en « transit ». D’ores et déjà, la préfecture a annoncé vouloir interdire l’accès à ces lieux aux associations de défense des exilé.e.s, présentes depuis le premier jour à leurs côtés place du 1er mai. Nous craignons que ces lieux de transit se transforment en gare de triage, permettant à la préfecture d’expulser dans l’ombre des familles en danger venues chercher en France un semblant de sécurité. Nous ne permettrons pas cela ! Nous ne le répéterons jamais assez, ces personnes ne sont pas un danger mais sont en danger, nous devons les protéger !

La préfecture nous assure « chercher des solutions » et de na pas prendre la situation « à la légère ». Comment expliquer alors qu’il a fallut plus d’un mois pour que le Préfet et le Conseil Départemental répondent enfin positivement à la demande du Maire de Clermont-Ferrand de se mettre autour d’une table ? Comment expliquer qu’entre le 19 septembre et le 9 octobre aucun recensement n’avait été effectué sur le campement alors même que la population du campement avait doublée ? Comment expliquer qu’ils semblent découvrir la situation alors que ces familles ont passé pour la plupart l’été dans des campings ? Nous avons suffisamment palliés aux insuffisances et aux inconséquences de l’état, il est temps que les pouvoirs publics assument leurs responsabilités en respectant les droits de ces personnes.

Les solutions dignes et acceptables existent. Cela passe par un réexamen positif de l’ensemble des situations administratives des exilé.e.s de 1er mai et par leur relogement dans des structures adaptées. Sur Clermont-Ferrand, 7000 logements sont vides, il faut réquisitionner ces lieux ! La loi le permet, il faut l’appliquer !

Nous nous réunissons une nouvelle fois pour faire respecter le droit au logement de ces personne LUNDI 15 octobre à 18h30 devant la préfecture du Puy-de-Dôme.

Face à cette situation sanitaire et humanitaire dramatique, les exilé.e.s soutenus par des citoyen.ne.s et les associations ont pris leur sort en main pour s’organiser, lutter collectivement et exiger des solutions de relogement pérennes pour l’hiver et une issue positive à l’examen des situations administratives.


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