MANIFESTATION EN solidarité avec les exilé.es

Manifestation 30 juin
mardi 26 juin 2018
par  SUD Education 63

CONTRE LA LOI « ASILE IMMIGRATION » POUR UNE POLITIQUE DE L’ASILE FONDÉE SUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME.

Sous couvert de réduction des délais pour l’étude des demandes, cette loi porte une atteinte grave au droit d’asile. De plus, elle va permettre aux autorités de priver de liberté des personnes étrangères pendant trois mois en attendant le potentiel renvoi dans leur pays de nationalité. Ainsi des personnes, de plus en plus des familles avec de jeunes enfants sont enfermées en Centre de Rétention Administrative pour une question de « papiers ». La loi prévoit de banaliser cette pratique et de prolonger la souffrance de celles et ceux qui la subissent.

Le mensonge au nom du pragmatisme

Le délai pour le dépôt d’une demande d’asile passera de 4 à 3 mois, l’instruction du dossier de 14 mois à 6 mois. En cas de refus le demandeur n’aura que 15 jours pour faire appel de la décision et s’il vient d’un pays déclaré « sûr » par la France il pourra être expulsé même pendant la procédure d’appel. Une fois de plus on porte atteinte au droit d’asile en faisant passer les demandeurs pour de potentiels fraudeurs. Tout est fait pour que tout aille très vite mais le raccourcissement des délais est surtout utile pour faire sortir des gens de la procédure d’asile et pouvoir les expulser.
Or quiconque, militant, bénévole, citoyen ou professionnel a rencontré ces personnes sait que lorsqu’ on est demandeur d’asile, il faut du temps pour se poser, pour exorciser les traumatismes de l’exil et comprendre les arcanes du dispositif français. C’est en fait le contraire de ce minimum d’humanité qui se met en place au nom de l’efficacité d’une loi qui ne vise qu’à exclure.
Macron, Collomb et ceux qui les soutiennent disent vouloir accélérer les procédures mais dans le même temps on constate le manque de moyens dédiés à l’accueil des personnes étrangères dans toutes les préfectures, les délais démesurés pour accéder
aux démarches, l’arbitraire des pratiques des préfectures.

Le mensonge au nom de l’humanité

D’après le ministre de l’intérieur, évacuer 2 300 personnes qui vivent dans des tentes sur les bords des canaux parisiens, c’est « remédier aux enjeux humanitaires qui ne sont plus supportables pour les Parisiens ».. Le ministre ne peut pas ignorer que cette « mise à la rue » observable dans de nombreuses villes du pays a été sciemment orchestrée par les gouvernements successifs depuis plus de vingt ans. Aucune solution pérenne, même de premier accueil, n’a réussie à être « conçue » et il faut des mobilisations importantes pour que les préfectures « bougent » comme ce fut le cas à l’automne à Clermont-Ferrand quand plus de 150 migrants occupaient les jardins de la faculté de Lettres. Pour nombre d’étrangers parvenus jusqu’ici, la réalité, c’est la mise à la rue organisée par l’État, en violation du droit. Et le plus souvent c’est la case rétention qui est promise à celles et ceux qui sont évacués de leurs campements.

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Tract Manifestation

SAMEDI 15H PLACE DE LA VICTOIRE 30 JUIN CLERMONT-FD


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