Fermetures de classes et suppressions de postes dans le Puy de Dôme

mardi 2 mars 2021
par  SUD Education 63

Il y a 4 ans, la ministre Vallaud-Belkacem mettait en place des conventions avec les communes rurales pour soi-disant les protéger de fermetures de classes, mais avec pour but surtout de faire fusionner des petites écoles. L’État s’était engagé à ne pas fermer de classes jusqu’en 2020 dans les mairies qui avaient passé ces fameux contrats… Il y a 4 ans SUD éducation annonçait de très nombreuses fermetures à venir dès que ces conventions, signées pour 3 ans, auraient pris fin. Avec les élections municipales et surtout la crise du COVID, Blanquer a hésité et a décalé son projet d’un an. Nous y voilà, en 2021, avec un plan de fermetures en masse, notamment dans les communes rurales.

Il y a 4 ans, l’État cherchait donc, à travers la création de gros établissements scolaire, à fermer des postes plus facilement (il est plus facile de fermer dans des écoles à 8 classes que dans une école à 2 classes pensait-on)… Mais aujourd’hui, le Blanquer décomplexé n’hésite plus à taper à tous les niveaux, sur toutes les structures, petites ou grandes. Dans le second degré, la baisse constante des budgets pour chaque établissement, mais aussi la réforme du lycée a fait chuter le nombre d’heures d’enseignement et par ricochet le nombre de postes. Dans le 1er degré, il suffit de passer sous la barre des 20 / 21 élèves par classe et vous voilà menacés ! Au fond, on reproche quoi aux établissements scolaires menacés ? D’avoir des effectifs acceptables pour bien enseigner !
Rappelons au passage, à M. Blanquer, au recteur, au DASEN, que nous n’enseignons pas à des moyennes d’effectifs, mais à de véritables élèves, et que cette seule donnée (l’effectif moyen), ne suffit vraiment pas pour décrire le contexte d’un établissement scolaire. Mais bien souvent, c’est uniquement cela qui est pris en compte dans les calculs de la DSDEN, sommée de gérer la pénurie des postes, de gérer un budget constant quand il faudrait au contraire des dizaines de créations de postes.
Cette politique d’austérité, SUD éducation la dénonce depuis toujours, nous continuerons à nous battre pour qu’enfin on crée des postes à la hauteur des besoins plutôt qu’on nous explique que c’est le budget contraint du ministère qui doit en somme définir nos besoins – et en général, on nous explique qu’on n’a pas besoin de grand-chose, ce qui en définitive coûte moins cher.
Moins cher, c’est ce que ce gouvernement, mais aussi les précédents, nous serine à longueur de temps : nous devons coûter moins cher… Quitte à avoir recours à des contractuels pour enseigner, embauchés en CDD payés 700€ par mois ! Moins cher, cela rime avec précaire !
Moins cher, cela rime aussi avec Blanquer, qui depuis 3 ans rend à l’État du budget non consommé, 200 millions d’€, sur le dos de l’Education nationale, soit 600 millions d’€ en tout ! Avec cette somme, on pouvait financer plus de 4 000 postes par an. En lieu et place, ce sera 1 800 postes de supprimés cette année. En somme, ce n’est même plus une question de budget mais plutôt d’idéologie :pour ce gouvernement, il s’agit coûte que coûte de détruire le service public de l’Education nationale, et plus largement les services publics.
Alors que la situation sanitaire justifie des recrutements massifs, le ministre Blanquer choisit de surcharger les classes avec toutes les conséquences négatives pour les apprentissages, les conditions de travail et la santé des élèves, ainsi que celles de leur famille et des personnels.
Vous avez donc raison, nous avons raison d’être ici ce matin, pour dire non à cette politique libérale, pour dire non à leur idéologie !


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