Adresse de Blanquer aux directeurs et directrices d’école

de la pommade urticante
lundi 6 juillet 2020
par  SUD Education 63

Voilà le discours du ministre en pleine période d’examen de la loi sur la direction d’école de la députée LREM Cécile Rilhac.

  • De la division : avec du "vous avez été magnifiques" et rien pour les adjoint·es. Prend une prime exceptionnelle et tais-toi !
  • De la division encore : toutes les directrices et tous les directeurs ne se valent pas, alors vous aurez une indemnité sur mesure.
  • Débrouillez-vous avec vos 108h : vous pouvez les répartir comme bon vous semble… Mais, peut-on se passer de conseils d’école et des maître·sses ?
  • On baissera le nombre d’enquêtes, on les allégera, on vous donnera plein d’outils numériques… Et après on aura une enquête pour enquêter sur la baisse des enquêtes ?
  • Vous aurez un interlocuteur dédié… auprès de vos DASEN. On ne vous laissera pas seul·e… Comme pendant la crise sanitaire ?
  • Des groupes de travail départementaux réunissant IEN et directeurs choisis se réuniront. Les syndicats resteront chez eux et vous pourrez ainsi parler librement de vos problèmes…
  • Pour l’aide administrative, on a pensé à plein de dispositifs avec des emplois précaires. Leur multiplicité vous permettra de ne pas voir vos responsabilités supplémentaires. Et c’est tellement simple à supprimer.

La loi RILHAC, même allégée, et le discours du ministre, montrent la volonté de placer les directrices et directeurs d’école davantage sous le contrôle des DASEN.
Au détriment des conditions de travail de tou·te·s, adjoint.es et directeurs.trices.

Après plusieurs échecs de mises en place d’un statut de directeurs largement rejeté - on se souvient des projets d’EPEP (établissement public d’enseignement primaire) ou d’EPSF (établissement public des savoirs fondamentaux) - le ministère a compris qu’il devait prendre un autre biais pour imposer sa logique managériale.
Il cherche donc à profiter de la crise sanitaire et des conditions de travail réellement difficiles des directeurs et directrices pour, en douce, leur attribuer des responsabilités supplémentaires et créer une nouvelle strate hiérarchique, non statutaire mais bien réelle, contre de maigres contreparties.

SUD éducation défend l’inverse :

Les écoles ont besoin de temps, de collectif, d’indications réalisables (et non d’injonctions contradictoires). De solidarité et non de division.
Nous n’acceptons pas plus le développement de la précarité comme variable d’ajustement.

La loi en cours d’examen parlementaire doit être retirée.

Les décharges existantes doivent être assurées et augmentées.


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