NON au PLAN SOCIAL à l’UBP

mardi 13 mai 2014
par  SUD Education 63

NON au PLAN SOCIAL à l’UBP

UBP MOBILISATION INTERSYNDICALE ÉTUDIANTS ENSEIGNANTS CHERCHEURS BIBLIOTHÉCAIRES INGÉNIEURS ADMINITRATIFS TECHNICIENS PERSONNELS de SERVICE et de SANTÉ CONTRE le PLAN SOCIAL à l’UNIVERSITÉ

Depuis 2010, l’Université Blaise Pascal est en déficit de près de 5M€ par an. C’est une conséquence directe des reformes récentes de l’enseignement supérieur. L’établissement clermontois, qui emploie plus de 2.000 agents enseignants et non-enseignants, titulaires et contractuels sans compter les emplois offerts aux doctorants et ceux proposés aux étudiants pour financer leurs études, reste dépendant de l’Etat pour 99% de son budget. La moindre baisse de la dotation à un impact direct sur le fonctionnement des services et sur la qualité de l’enseignement et de la recherche. Cette baisse conjuguée à l’augmentation du coût de l’emploi et des coûts liés à des bâtiments vétustes est une machine à détruire la formation, la recherche, l’emploi et l’avenir en Auvergne.

Rappel des mesures d’économies prévues :

  • Prélèvement sur le budget de fonctionnement des services (15%), des facultés (15%) et des laboratoires (20%) ;
  • Report des opérations immobilières ; gel total du renouvellement du matériel pédagogique ;
  • Non renouvellement de 50 supports (équivalents temps plein) d’agents BIATSS et enseignants ;
  • Réduction de 30 % des contrats doctoraux ;
  • Réduction de 10% des primes individuelles des enseignants chercheurs (PCA, PRP, PEDR)

C’est au total plus de 70 de nos collègues qui sont directement concernés et plus de 25 contrats doctoraux. Comment l’université va-t-elle fonctionner avec une réduction de 15% de son budget et de 5% de son personnel ?

LES CONSÉQUENCES ? BAISSE de la FORMATION et des SERVICES DÉGRADATIONS des CONDITIONS d’ÉTUDES et de TRAVAIL

Quelles garanties avons-nous de l’État et du Président de l’Université que les dotations ne seront pas encore diminuées dans les années à venir ?

Sur la base de la mobilisation la plus large possible, nous demandons que le Président de l’Université Blaise Pascal porte les revendications de la communauté universitaire auprès du Ministère pour le maintien de l’offre de formation, des services et de la recherche à Clermont-Ferrand.

C’est à l’État de donner les moyens aux universités pour assurer la totalité de leurs missions, pour garantir l’égalité des agents et des étudiants devant le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

MOBILISATION

Déclaration AG personnels-étudiants 15 mai

Avec la mise en place des Responsabilités et Compétences Élargies, rendues obligatoires pour toutes les universités depuis 2012, les établissements ont dorénavant la gestion complète de la masse salariale, et de toutes les dépenses liées à leur fonctionnement. En ne finançant plus les établissements à hauteur de leurs besoins le gouvernement place les universités dans une situation budgétaire intenable au regard de leurs missions de service public. Ainsi, en 2013, rien que pour assurer le versement de la masse salariale, il manquait 5 millions de dotations de l’Etat faute de compenser la hausse des charges sociales ou les progressions de carrières (glissement vieillesse technicité).

Aujourd’hui, plus d’une vingtaine d’universités sont en déficit. Des experts estiment que fin 2014, la grande majorité des établissements sera dans une situation financière intenable.

En 4 ans, l’Université Clermont II n’a pu équilibrer son budget qu’en puisant chaque année en moyenne 4,8 millions sur son fonds de réserve, c’est-à-dire son épargne. En ce printemps 2014, cette épargne est aujourd’hui épuisée et l’établissement serait donc en déficit si les dépenses prévues au budget 2014 étaient maintenues.

C’est la raison pour laquelle la Présidence a proposé un plan d’économies sans précédent !

A Clermont-Ferrand, comme ailleurs, l’université supprime des postes. Les contractuels sont les premiers touchés. Ces suppressions accompagnées de mesures affectant la gestion des bâtiments et le matériel pédagogique auront un impact direct sur l’enseignement, l’entretien des locaux et le fonctionnement des services dés septembre 2014.

57 postes équivalents temps plein occupés par des agents contractuels (agents d’entretien, administratifs, bibliothécaires, enseignants) sont supprimés. Qui assurera les services aux étudiants, l’administration de l’établissement ? Quelle va être la charge de travail supplémentaire pour les collègue sen poste ?
Combien d’heures de cours en moins ? De TD transformés en cours magistraux ?

En plus de ces suppressions de postes, les moyens alloués aux doctorants sont amputés et, d’une façon générale, facultés, services, laboratoires voient leurs budgets diminuer. On annonce déjà des fermetures de services pour la rentrée de septembre et les collègues concernés vont être redéployés !
Certaines primes sont réduites de 10% chez les enseignants. Ce sont les premières mesures touchant les rémunérations. Et demain, nous serons tous concernés !

Il ne s’agit pas seulement d’une mesure de redressement budgétaire ponctuelle, mais bien un plan voué à durer et même s’aggraver compte tenu du contexte national.

C’est la remise en cause du travail et des efforts de tous les personnels.

Personnels enseignants, non enseignants, chercheurs, étudiants, nous ne voulons pas d’une fac au rabais. Nous voulons maintenir l’offre de formation et défendre nos conditions de travail et d’études.

Alors même que l’État a réaffirmé ses priorités pour l’éducation, l’enseignement supérieur ne doit pas être touché par la politique de réduction des dépenses publiques.

Nous demandons au Président de l’Université de ne pas mettre en place le plan d’économies et qu’il porte l’exigence des personnels et des étudiants pour que le Ministère attribue à l’Université les moyens d’assurer intégralement ses missions en 2014 comme les années suivantes.

A Angers, au Mans, à La Réunion, les mobilisations des personnels et des étudiants ont pu en 2013 et en 2014 obtenir du Ministère des rallonges budgétaires, qui ne sont pas des solutions durables.

Partout, il faut que nous exigions que de nouveaux moyens soient attribués par l’État pour l’enseignement supérieur et la recherche.


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