Jeudi 16 novembre intervention de SOLIDAIRES

à la fin de la manifestation à Clermont-Ferrand
vendredi 17 novembre 2017
par  SUD Education 63

Nous savons toutes et tous pourquoi nous sommes là aujourd’hui. Pour certains d’entre nous cela fait même la quatrième fois et par la grève depuis la rentrée de septembre.
Et sur ce premier point il est permis de s’interroger pour savoir si 4 journées de grève en 2 mois et demi constituent une bonne stratégie pour convaincre les salariés et pour faire reculer ce pouvoir.
Oui, SOLIDAIRES est présent à nouveau aujourd’hui dans la rue et dans la grève contre la régression sociale généralisée, contre la casse des positions acquises par des décennies de luttes face au patronat et à la bourgeoisie. Aujourd’hui contre la politique de ce président et de son monde, contre cette politique qui est de droite et de droite nous sommes nombreux mais nous ne sommes pas assez nombreux et les décibels de nos interventions n’y changeront rien.

Depuis juin dernier, SOLIDAIRES, CGT, FSU, FO, UNEF, nous sommes ensemble pour lutter contre ce deuxième volet de la casse du code du travail, comme nous avons été ensemble en 2016 contre la loi El Khomery. Le 10 octobre, la CFDT, l’UNSA, la CFTC, la CGC sont venus faire un tour dans la mobilisation après 5 ans d’absence. Aujourd’hui ils sont déjà repartis, retournés à leur entreprise de division. Pourtant les salariés du privé ou du public ont les mêmes intérêts, font face aux mêmes politiques de déréglementation et de casse sociale, qu’ils soient syndiqués ou non, qu’ils soient à la CGT ou à la CFDT, qu’ils soient à SOLIDAIRES ou à l’UNSA. C’est cela que nous devons expliquer sur nos lieux de travail aux salariés qui font encore confiance à des directions syndicales qui organisent la division et bradent l’indépendance syndicale en même temps que les positions sociales.
La banderole unitaire de l’inspection du travail dans la manifestation montre que l’unité d’action à la base est un facteur de mobilisation. Quand les syndicalistes se parlent et agissent ensemble dans l’entreprise ou le service ils peuvent entraîner les salariés avec eux dans la grève. Que cette démarche prenne corps aujourd’hui à l’inspection du travail sur une mobilisation contre la loi travail est tout à fait significatif de la gravité de la situation que nous vivons.

Macron veut organiser la sélection à l’entrée de l’université et ce sont encore les mêmes qui manquent à l’appel pour dénoncer cette attaque sans précédent contre la jeunesse de ce pays. Nous le disons aux étudiants et lycéens qui tentent de s’organiser pour combattre ce recul. Vous pouvez compter sur le soutien de SOLIDAIRES et de ses syndicats.
Partout en France aujourd’hui des manifestations se déroulent elles doivent nous servir à construire le véritable mouvement social dont nous avons besoin pour gagner. Sans cela, ce sont les syndicalistes qui sont les plus exposés comme le sont actuellement nos trois camarades menacés de licenciements par les patrons de la Croix Marine qui se croient tout permis. Et là encore ce sont les mêmes qui manquent à la solidarité élémentaire face aux décisions honteuses des patrons, face à la chasse ouverte aux syndicalistes.
L’unité d’action syndicale sur nos lieux de travail c’est une garantie face à l’arbitraire mais c’est aussi la condition pour construire le rapport de force plus global face au pouvoir et à ses funestes projets.
L’unité d’action dans les luttes du mouvement social voilà un autre élément du puzzle que nous tentons de construire ensemble que ce soit dans les luttes pour l’égalité et dans la défense des droits des femmes, que ce soit encore les luttes pour les droits des migrants à vivre parmi nous. Comme l’a magnifiquement illustré la mobilisation de RESF et des étudiants à la fac de Lettres, mobilisation qui a forcé la préfecture à reloger 180 personnes qui risquaient de passer l’hiver à la rue.
Toutes ces mobilisations doivent nous servir à reconstruire un rapport de force avec toutes celles et tous ceux qui veulent s’opposer à la politique de Macron, qu’ils soient militants politiques ou associatifs, syndiqués ou non.

A SOLIDAIRES, nous voulons faire avancer cette approche, dans le respect des spécificités de chacun et nous continuons à penser que la grève est l’arme privilégiée du monde du travail pour étendre nos droits et imposer une autre répartition des richesses.
Cela pour pouvoir affirmer tous ensemble que c’est nous qui travaillons c’est nous qui décidons.


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