Ils ont trouvé de l’argent…mais pas pour nous !

vendredi 29 janvier 2016
par  SUD Education 63

Alors que les salaires des fonctionnaires sont congelés depuis 5 ans et qu’ils ont même baissé avec la hausse des prélèvements, alors que des centaines de milliers de fonctionnaires perçoivent un traitement à peine supérieur au SMIC, alors que l’emploi précaire se multiplie en lieu et place des postes non créés et cela pour des salaires de misère, alors que les retraites inférieures au SMIC se multiplient dans la fonction publique, le gouvernement a trouvé de l’argent pour la hiérarchie de l’éducation nationale.

Ainsi les cadeaux aux chefs se multiplient.
L’an dernier, les recteurs ont eu droit à une augmentation de 68 % de la part fixe de leur prime annuelle qui est ainsi passée de 15 200 € à 25 620 €. En atteignant tous ses objectifs de 2015, un recteur ou une rectrice d’académie pourra donc toucher « une prime globale », en plus de son salaire, pouvant aller jusqu’à 37.000 euros.
Cette année, ce sont les Directeurs Académiques des Services de l’Education Nationale (DASEN) et les Inspecteurs de l’Education Nationale (IEN) qui se voient attribuer de nouvelles primes dont les montants sont certainement proportionnels aux pressions que subiront les personnels sur le terrain.
Les IEN vont bénéficier d’une revalorisation indiciaire. Cela correspond à environ 4 500 euros bruts.
Les DASEN et les DASEN adjoint-e-s se voient accorder une indemnité principale mensuelle et un complément annuel versé en fonction de « la manière de servir ». Les plafonds annuels de ces indemnités et compléments vont de 30 à 50 000 euros, soit l’équivalent de plus de deux ans de salaires d’un-e enseignant-e en milieu de carrière.

Et pendant ce temps-là sur le terrain, les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels se dégradent. Jamais la question pourtant centrale des effectifs d’élèves dans les classes n’est posée. Les injonctions hiérarchiques se multiplient pour imposer au forceps les réformes ministérielles qui visent à cacher la réalité de la politique d’austérité du gouvernement.

Face à cela nos revendications salariales sont plus que légitimes :
400 € pour toutes et tous. Tous pour 400 €.