Convention écoles 1er degré

CTSD et CDEN
mardi 15 novembre 2016
par  SUD Education 63

Ce lundi 14 novembre 2016, les Organisations Syndicales, les élu-e-s, les parent-e-s d’élèves et les représentants de la DSDEN se sont réuni-e-s pour discuter d’un projet de convention entre les collectivités territoriales et l’Education Nationale.

Pour SUD éducation, cela est clair, ce projet de convention a pour principal objectif de diminuer le nombre de postes dans l’Education Nationale, en fermant certaines petites écoles et des RPI déconcentrés (cad RPI sur plusieurs communes).

Les écoles visées sont celles de 3 classes ou moins, ce qui concerne pas moins de 223 écoles susceptibles d’être visées par cette convention !

L’idée avancée par l’administration est qu’il faut concentrer / mutualiser les moyens pour "stabiliser les structures scolaires", et donc éviter des fermetures. Elle s’engage de plus à maintenir les emplois pendant 3 ans.

Si on pourrait d’abord être séduit-e par ces arguments, on se rend vite compte de la supercherie.

Rien ne garantit le maintien des emplois à terme

Dans la convention, l’Education Nationale s’engage à ne pas supprimer d’emploi dans les 3 années que dure ce contrat. Mais rien n’est dit que cela continuera par la suite !
Car ne nous leurrons pas, le "maillage des écoles" avancé par l’administration a pour objectif de rassembler les moyens humains pour mieux en supprimer (il est plus simple de fermer une classe dans une école à 6 ou 7 classes que dans une école à 2 classes !).

Détricotage du tissu rural, augmentation des temps de transport

Alors que l’école reste bien souvent le seul service public encore présent dans bien des petites communes, cette convention avaliserait leur suppression, ce qui aurait également pour conséquence l’augmentation des temps de transport.

Un chantage aux postes

Nous avons eu l’exemple dans l’Allier : devant leur refus de signer la convention, certaines localités ont été menacées de perdre des postes dans les écoles ! Le DASEN a beau affirmer que c’est le Conseil d’Ecole qui aura le dernier mot, comment prendre une décision apaisée si un tel chantage était pratiqué ?

La contractualisation est contraire à l’égalité du droit à l’Education, elle est dans la continuité des réformes libérales déjà engagées

C’est l’Etat qui doit garantir la répartition des moyens dans les différents lieux où l’Education Nationale intervient. La contractualisation avec des élu-e-s locaux est une dérive de ce principe républicain. De plus, la contractualisation met en place une concurrence entre départements dans une politique de moyens constants… Or, ces conventions se développent dans la quasi totalité des départements et deviendra la nouvelles façon. de gérer les moyens.
On va donc de nouveau déshabiller Paul pour habiller Jacques ! Sous couvert de novlangue, c’est bien la continuité des réformes libérales qui motive cette convention dans un contexte de réforme territoriale (régions et communautés de communes)

EPEP ou EPSC

S’ajoute à cela le rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale qui envisage, soit de transformer des groupements d’écoles en établissements publics du premier degré (EPEP), soit la création d’établissements publics du socle commun autour du collège (EPSC).

SUD éducation considère donc cette convention comme dangereuse pour l’avenir du service public d’Education dans le Puy-de-Dôme et dans les autres départements, pour les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels.

Lire ici la déclaration liminaire lors du CDEN :

PDF - 67.1 ko
Déclaration au CDEN : pourquoi le conventionnement est dangereux ?

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