Comité académique des rythmes scolaires : SUD éducation ne participe plus à la mascarade depuis la rentrée 2015.

vendredi 24 mars 2017
par  SUD Education 63

Mercredi 5 avril, se tiendra une nouvelle réunion du Comité Académique des Rythmes Scolaires. Au niveau académique ou départemental, le but de ce comité est d’accompagner localement et de suivre la mise en place de ces nouveaux rythmes.

Par l’intermédiaire de ces comités académiques et départementaux, le ministère de l’Éducation Nationale voudrait laisser penser que l’enjeu de cette réforme se situe au niveau local. Laisser croire que quelques ajustements de terrain pourraient gommer les soucis et les inégalités engendrés par cette réforme relève davantage du mensonge que d’une réelle volonté de dialogue.
Pour SUD éducation, l’enjeu est national et le débat doit se porter au niveau national, c’est-à-dire à l’échelle à partir de laquelle tout a commencé. Cette réforme qui est davantage une réforme des horaires qu’une véritable réforme des rythmes scolaires n’était, dans la forme retenue, demandée par personne et aujourd’hui elle ne satisfait pratiquement personne. L’objectif affiché de cette réforme était d’améliorer la réussite de tous les élèves.
Le rapport des inspections générales sur son « efficacité pédagogique », rendu public en juin 2016, reconnaît que l’Éducation Nationale ne s’est pas dotée des outils permettant de voir si cette réforme peut avoir un impact positif sur les résultats scolaires des élèves.
Par contre, comme les enseignant-e-s et les parents, le rapport de l’Inspection Générale souligne une augmentation de la fatigue des enfants, surtout des plus jeunes.
Généralisés en 2015, les PEDT devaient inclure un volet laïcité et citoyenneté et « proposer aux élèves un parcours scolaire cohérent ». SUD éducation avait exprimé des doutes à ce sujet. Nous avions malheureusement raison : les activités périscolaires sont payantes dans certaines communes, ailleurs, elles se résument à de la garderie, elles sont parfois carrément inexistantes, faute de moyens. Comme nous le craignions, cette réforme est un des facteurs aggravants des inégalités territoriales.
Enfin, cette année encore, le calendrier scolaire est soumis aux intérêts de l’industrie du tourisme. Les élèves et les personnels travailleront ainsi dans la dernière période de l’année scolaire entre 10 et 12 semaines selon les zones, loin de l’alternance entre 7 semaines de classe et 2 semaines de vacances souvent vantée. Au regard des déclarations du ministère sur les rythmes des enfants, ce calendrier scolaire est un scandale, une marque supplémentaire du mépris affiché face aux revendications des personnels. Qui peut encore croire le ministère de l’Éducation Nationale quand il dit se soucier de la réussite des élèves au travers de sa réforme des rythmes ?
Alors que la majorité des enseignant-e-s continue à dénoncer une réforme qui organise l’inégalité entre les territoires, l’administration tente de maintenir l’illusion d’un dialogue social à travers les comités des rythmes scolaires. Il s’agit bien davantage d’occuper les organisations syndicales dans des « usines à gaz » sans poids sur la réalité.
Nous, SUD éducation avons dénoncé la réforme Peillon, nous avons mobilisé contre cette réforme parce que nous pensions et continuons de penser qu’elle ne constitue pas un outil réel dans la lutte contre l’échec à l’école.
Pour SUD éducation, l’abrogation de la réforme des rythmes, des décrets Peillon et Hamon est toujours d’actualité nationalement.

Pour voir, nous avions quand même participé aux premières réunions de ce comité. Nous avons vu. Nous ne participons plus à cette illusion.


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