CDEN du 9 février 2016

mardi 9 février 2016
par  SUD Education 63

L’intersyndicale (SUD éducation, FSU et FO) a décidé de siéger pendant une partie du CDEN puis, après avoir lu la déclaration qui suit, s’est retirée de la séance.

Les changements sont les suivants en primaires et élémentaires :
- 2 levées de fermeture : Besse et Emile Zola à Thiers
- 3 fermetures qui passent en fermetures conditionnelles (gels) : St Sauves d’Auvergne, Tauves et Saint Sandoux.
Le compte n’y est pas et la situation reste ou devient critique dans de nombreuses écoles.

Déclaration intersyndicale CDEN

De la maternelle à l’université, les conditions de préparations de la rentrée 2016 ne sont pas à la hauteur d’une ambition de réussite accrue pour tous. Il y a derrière les chiffres une réalité qui contredit dans chaque département la communication ministérielle.

Depuis un an plusieurs grèves se sont déroulées dans les collèges du Puy de Dôme et de tous les départements contre une réforme élaborée par le ministère de l’éducation nationale seul. Cette réforme prétend, sans cohérence globale, se mettre en place à la rentrée prochaine, dans la précipitation, sur les quatre années du collège, contre l’avis des personnels dont les organisations syndicales n’ont jamais pu
rencontrer Madame la Ministre.

Les enseignants des collèges ne sont pas réfractaires au changement. Au contraire, ils souhaitent que le collège, ouvert à tous les élèves, transmette les connaissances, puisse répondre aux aspirations de toutes et tous, qu’il puisse les aider concrètement dans leurs apprentissages et dans leurs difficultés, qu’elles soient passagères ou plus importantes et cela de manière égale sur l’ensemble du territoire. Ils souhaitent que le collège cesse d’être la gare de triage qu’il est depuis trop longtemps. Les enseignants
ne refusent pas de travailler collectivement, ils le font depuis des décennies, ils refusent par contre que leurs établissements soient mis en concurrence et que s’y instaurent des hiérarchies intermédiaires, propres à uniformiser les pratiques pédagogiques, sur un mode de management inspiré des entreprises privées.

Cette réforme augmente de manière significative la charge de travail des personnels. Elle va à l’encontre de ses objectifs affichés de réduction des inégalités, d’aide aux élèves en difficulté et de prise en compte de tous les besoins.
Cette réforme fait totalement l’impasse sur la question des effectifs d’élèves dans les classes. Les dotations globales horaires (DGH) actuellement prévues pour la rentrée 2016 en attestent cruellement. Cette réforme désorganise les enseignements et particulièrement les enseignements de langues, vivantes ou anciennes, comme en témoignent les débats de toutes les instances paritaires depuis un an.

Les annonces mensongères sur la pérennisation des classes bilangues n’ont été qu’une piètre opération de communication ministérielle. Lancées quelques jours avant la grève du 26 janvier, elles n’ont trompé personne. Nous continuons à demander le retrait de cette réforme, son abrogation et l’ouverture de véritables négociations sur la base des revendications des personnels.

Pour l’école primaire, celle dont la Ministre dit faire une priorité, le traitement n’est pas plus satisfaisant.
Après des coupes sombres pendant dix ans, le ministère restitue au compte goutte quelques postes chaque année au département du Puy de Dôme depuis trois ans. Les 15 postes supplémentaires alloués au Puy de Dôme pour la rentrée prochaine ne permettront pas de réduire les effectifs d’élèves dans les classes.
Après les premiers travaux de carte scolaire dénoncés par l’ensemble des organisations syndicales, trente écoles risquent de voir fermer une classe et les zones
rurales risquent de voir un peu plus disparaître l’école publique. Hier des familles ont fait le déplacement à l’Inspection académique pour faire part de leur colère. D’autres sont venues aujourd’hui devant ce CDEN.

Les parents, comme les personnels font le constat que tous les problèmes rencontrés actuellement ne trouveront aucune réponse satisfaisante à la rentrée prochaine. La situation des remplacements ne sera pas améliorée, les conditions d’accueil des élèves à besoin éducatifs particuliers dans les classes ordinaires non plus.

Les RASED resteront dans l’état où les a laissés la législature précédente.

L’Ecole publique et laïque, de la maternelle à l’université nécessite d’autre choix budgétaires dans le Puy de Dôme comme ailleurs.

Demain, nous serons réunis avec l’ensemble des personnels pour envisager les suites de la lutte contre les conditions de cette rentrée.

Pour l’heure nous ne jugeons pas utile de siéger dans ce CDEN.


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