Annonces ministérielles sur le remplacement La Mascarade

mardi 8 novembre 2016
par  SUD Education 63

Le 18 octobre la ministre de l’éducation nationale a annoncé « 7 mesures pour améliorer le remplacement. » Il y a même une jolie infographie.

Les recettes ne sont pas vraiment nouvelles : recours aux contractuel-les précaires, au remplacement en « interne » dans le second degré et surtout dégradation des conditions de travail (extension de la zone de remplacement à tout le département dans le 1er degré, protocole pour repérer les absences perlées et mettre en place un accompagnement par la DRH, formations pendant les petites vacances…).

SUD Education répond "rien de nouveau" !

Si ce n’est de rendre publiques des chiffres dont nous avons déjà dénoncé les calculs ! Inspections et rectorats considèrent qu’un remplacement est efficace dès lors qu’un-e remplaçant-e est nommé-e sans prendre en compte les difficultés sur le terrain. Il n’est pas rare que des remplaçant-es dans le 2nd degré soient affecté-es sur plusieurs établissements avec des emplois du temps incompatibles, parfois hors discipline. Dans le 1er degré, les collègues sont parfois appelé-es au cours d’un remplacement dans une autre école pour un remplacement jugé "plus" prioritaire ? Tant pis pour la continuité pédagogique.

SUD Education répond "déjà tenté" !

Ce dispositif de "remplacement en interne" peut être basé sur le volontariat puisqu’il rémunère les collègues déjà en poste sur l’établissement en HSE. Cela ne marche pas car les collègues ont déjà vu leur charge de travail augmentée et ne peuvent assurer sans cesse des missions supplémentaires. De plus les emplois du temps sont rarement compatibles. Enfin, il n’y a aucune garantie pour la continuité pédagogique.

SUD Education répond "dégradations des conditions de travail" !

Amener les remplaçant-es à intervenir sur une zone bien plus large contribue à augmenter très significativement les temps de route et dégrade les conditions de travail pour des personnels dont la situation, de par leur statut de remplaçant-e, est déjà préoccupante.

SUD Education répond "médecine du travail" !

Outre la surveillance malveillante des absences perlées, nombre de celles-ci sont la répercussion de la non prise en compte d’une pathologie par la médecine du travail quasi-inexistante dans l’Éducation Nationale, ce qui ne permet même pas d’avoir une visite médicale tous les 5 ans comme prévu par la loi.

SUD Education répond "sous quel statut ?"

On ne compte déjà plus les contractuel-le-s qui assurent essentiellement des missions de remplacements. Il faut des titulaires, et titulariser les précaires actuel-les.

SUD Education répond "insuffisant" !

Le nombre de 5000 postes en 5 ans est ridicule par rapport aux besoins, notamment lorsque l’on sait les problématiques dans certains départements. De plus, il ne concerne que le 1er degré, alors que le recrutement est aussi plus que nécessaire dans le 2nd degré notamment dans certaines disciplines (mathématiques, sciences physiques, lettres classiques, éco-gestion, …)

SUD Education répond "Et pourquoi pas la nuit ?"

Les rapports ministériels font état de la charge de travail importante des enseignant-es avec des semaines de travail bien au-delà des 40h, il faudrait encore travailler plus !!!

En clair, le gouvernement par une communication bien huilée et grâce aux relais médiatiques, a cherché à montrer qu’il n’a pas été inactif sur ce sujet à quelques mois des élections. Mais ses propositions se révèlent pour certaines insuffisantes, "déjà vues" ou pire constituent une dégradation conséquente des conditions de travail.


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